Définition

Le stress, mot de notre vocabulaire quotidien, est pourtant introduit pour la première fois
en médecine en 1930 par son créateur, Hans SELYE, endocrinologue autrichien qui parle
« d’états de stress » pour décrire les « changements physiques provoqués par une situation ».

Concept fortement enrichi depuis, le stress est d’abord une « réponse de
l’organisme à tout ce qui vient menacer son équilibre et sa survie ».

L’on pourra retenir ici qu’il affecte notre équilibre physique –l’homéostasie-,
c’est-à-dire notre santé.

Notre organisme répond parce qu’il s’adapte et en cela le stress est
donc un mode d’adaptation de l’être humain à toutes sollicitations,
extérieures et intérieures.

Les changements qui affectent nos vies (stress vécu) nous
imposent donc des efforts d’adaptation et dès 1967, RAHE et
HOLMES établissent une échelle qui recense plus de 40
évènements de vie identifiés comme facteurs de stress et
attribue à chacun une valeur relative d'effort.

En cumulant les valeurs, ce test permet d’évaluer le total de stress
éprouvé afin de déterminer un risque de sensibilité à la maladie.

Pour autant, nous ne réagissons pas tous de la même façon face
aux mêmes évènements.

Chacun construit sa perception personnelle et subjective d’une situation
stressante (stress perçu), analyse sa capacité à y faire face (contrôle
perçu) et met en place les stratégies adaptatives dont il se sent capable
dans l’instant où il est affecté.

Aussi le stress aujourd’hui est-il considéré dans le respect de la subjectivité de chacun, comme une « situation évaluée par le sujet comme excédant ses propres ressources et mettant en danger son bien-être » LAZARUS et FOLKMAN – 1980.

L’on comprend de fait qu’en plus des aspects physiologiques, le stress nous affecte aux plans psychologique, comportemental et émotionnel.

Il impacte notre vision de l’avenir et notre capacité à nous projeter pour mettre en œuvre des solutions.

Cet impact est heureusement modulé fonction du soutien social dont on bénéficie (STEPTOE 1991) et des efforts que l’on fournit pour comprendre et agir afin de maîtriser, réduire ou tolérer le stress (LAZARUS ET FOLKMAN – 1984).
Ainsi chacun peut définir une stratégie pour s’ajuster aux situations difficiles : c’est le COPING.