[Rencontre avec] Jean-Pierre Hubert

Le 28 avril 2021, le docteur, sophrologue et directeur d’école Jean-Pierre Hubert nous quittait. Ce pionnier de la sophrologie en France fut aussi mon enseignant pendant trois ans. Ce texte est en l’honneur de sa mémoire.

Mai 2021

Pionnier parmi les premiers de l’aventure de la sophrologie en France, Jean-Pierre Hubert a grandement contribué à la réflexion et à la diffusion d’une sophrologie rigoureuse, inventive et évolutive. 

Fondateur et directeur de l’École des Hautes Études en Sophrologie et Bio-analyse, Jean-Pierre était aussi le concepteur d’un courant de la sophrologie analytique.

Professeur passionné autant que passionnant, Jean-Pierre s’attachait à enseigner avec cette puissante conviction qui était la sienne. Plus que tout, il aimait transmettre et s’animait avec vivacité pendant ses cours. Gare à celui qui ne suivait pas, tant la fougue de l’enseignant entraînait Jean-Pierre à répondre à chaque question, alimentant ainsi durablement le débat entamé parfois plusieurs heures auparavant.

S’il détestait la médiocrité et s’agaçait parfois de nos méconnaissances, Jean-Pierre répondait à chaque question sans jamais manifester de lassitude.

Il aimait les mots, le verbe, se délectait de la richesse de la langue française et son esprit pionnier l’amenait sans relâche à explorer et découvrir le champ de la conscience humaine tout autant que son autre versant, celui de l’inconscient, à savoir du Su à l’Insu, comme il aimait à dire !

Homme de goût, Jean-Pierre honorait ses élèves d’une tenue toujours élégante et à chaque soutenance de mémoire, son regard brillait de bonheur en nous écoutant restituer ce que nous avions compris, devenant ainsi les sophrologues qu’il avait contribué à forger !

Merci, Jean-Pierre !

Gratitude pour tout ce que tu m’as transmis et pour le patrimoine intellectuel que tu lègues à la profession !

Mes pensées vont à la famille de Jean-Pierre, ses enfants et petits-enfants et son épouse Nickye.
Mon cœur et mon affection vont aussi à toi, cher Aziz, directeur pédagogique de l’EDHES, que je sais très affecté.

Enfin je ne peux achever cet hommage sans évoquer l’espérance que peut porter la vie par-delà la mort ainsi que l’exprime l’une de tes auteures de référence, Elisabeth Kübler-Ross dans son livre « La mort est un nouveau soleil » !

Repose en paix, Jean-Pierre.

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Les principales références des travaux de Jean-Pierre Hubert

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